European network of legal experts in the non-discrimination field
  • Go to Logo Human European Consultancy
  • Go to the Migration Policy Group

Séminaire juridique 2012: Le droit à l’égalité pour tous: les défis de demain

Le cinquième séminaire annuel du Réseau européen des experts juridiques en matière de non-discrimination a été organisé le 26 novembre 2012 en collaboration avec le Réseau européen d’experts juridiques dans le domaine de l’égalité des genres (géré par la Faculté de droit de l’Université d’Utrecht). Le séminaire a attiré 161 participants qui représentaient la Commission européenne, des gouvernements des États membres de l’UE, des organismes pour la promotion de l’égalité de traitement et des organisations faîtières européennes. Les échos reçus au travers de l’enquête de satisfaction (PDF 76 kB) attestent d’une appréciation positive de cette journée.

Atelier «Discrimination fondée sur la grossesse et la maternité»

Les discussions se sont articulées autour des points suivants:

  • Il existe deux approches possibles en ce qui concerne la grossesse et la maternité, l’une étant axée sur la discrimination et l’autre sur la santé et la sécurité – étant entendu cependant que la protection offerte dans le second cas comporte un risque de surprotéger les femmes au point de les écarter du marché du travail et de les voir ainsi devenir victimes d’une discrimination (l’excès de droits conduit-il à la discrimination – aspects liés à l’intimidation et au harcèlement moral). Le droit de l’UE relatif à la grossesse et à la maternité relève des deux approches, mais les mesures adoptées en matière de santé et de sécurité n’ont jamais été définies ni analysées à la lumière des dispositions anti-discrimination pr s’assurer de leur conformité avec les directives sur l’égalité. Il conviendrait donc que les mesures de protection de la santé et de la sécurité et les dispositions anti-discrimination aillent de pair. Selon la Cour de justice, l’obligation de protection de la santé et de la sécurité ne peut être envisagée d’une façon qui préjudicie la travailleuse enceinte. La proposition formulée en 2008 en vue d’une nouvelle directive relative à la grossesse, qui prend en compte ces questions, est actuellement bloquée en l’état. II convient d’ajouter ici que la protection actuelle porte spécifiquement sur la grossesse alors qu’elle devrait être également combinée à des droits parentaux spéciaux ou à des droits autonomes des mères et des pères. Les pères sont envisagés comme un élément clé dans la lutte contre les stéréotypes et la promotion de l’égalité. 

Atelier «Discrimination fondée sur l’âge dans l’emploi»

Pour le rapport thématique, voir Age and employment.

Les discussions se sont articulées autour des points suivants:

  • L’âge offre une protection spécifique ancrée dans la mise en œuvre de l’exception à l’interdiction de différence de traitement consacrée par la directive relative à l’égalité dans l’emploi – démarche justifiée par son statut particulier, il y a quelques dizaines d’années, au niveau des politiques de l’emploi et de la vie professionnelle. C’est la raison pour laquelle la discrimination directe fondée sur l’âge peut être justifiée. La plupart des États membres ont transposé en termes larges le principe de la justification visé à l’article 6, paragraphe 1, de la directive (avec un éventail de méthodes de transposition particulièrement étendu) mais sans réviser les limites d’âge fixées par la législation préexistante. Une série d’arrêts ont permis par la suite de préciser certains concepts clés concernant les buts légitimes: la liste de ces derniers ne doit pas être prédéfinie (certains États membres ont des listes ouvertes ou des listes d’exemples), mais la législation doit permettre l’identification du but en question afin de pouvoir en faire l’évaluation. Enfin, il ne peut s’agir d’un but strictement individuel: il doit également avoir une finalité en termes de politique du travail. On observe en revanche davantage d’homogénéité dans la transposition relative aux régimes de retraite professionnels visés à l’article 6, paragraphe 2, de la directive.

Séminaire juridique 2011: Approches de la législation sur l’égalité et la non-discrimination à l’intérieur et hors de l’UE

Le quatrième séminaire annuel du Réseau a été organisé le 4 octobre 2011 en collaboration avec le Réseau européen d’experts juridiques dans le domaine de l’égalité des genres (géré par la Faculté de droit de l’Université d’Utrecht). Le séminaire a attiré 158 participants qui représentaient la Commission européenne, des gouvernements des États membres de l’UE, des organismes pour la promotion de l’égalité de traitement et des ONG européennes. Les échos reçus au travers de l’enquête de satisfaction (PDF 76 kB) attestent d’une appréciation positive de cette journée.

Séminaire juridique 2009 sur la mise en œuvre de la législation de l’UE relative à l’égalité des chances et à l’anti-discrimination

Le séminaire annuel du Réseau a été organisé pour la deuxième fois avec le Réseau européen d’experts juridiques dans le domaine de l’égalité des genres (géré par la Faculté de droit de l’Université d’Utrecht).  Le séminaire, qui a eu lieu à Bruxelles le 6 octobre 2009, a attiré 185 participants qui représentaient la Commission européenne, des gouvernements des États membres de l’UE, des organismes pour la promotion de l’égalité de traitement et des ONG européennes.  

Le séminaire juridique a pour objectif d’offrir aux participants l’occasion d’un échange de vues sur la transposition et la mise en œuvre des directives européennes relatives à l’égalité et la non-discrimination, et d’un débat sur certains aspects plus particuliers de la discrimination. Le programme (PDF 81 kB) prévoyait à la fois des séances plénières et des ateliers parallèles.

Les échos reçus au travers de l’enquête de satisfaction (PDF 183 kB) témoignent d’une appréciation générale positive à l’égard de l’organisation, des orateurs et des discussions lors des ateliers.

Atelier «Jurisprudence récente de la CJUE»

Les discussions se sont articulées autour des points suivants:

  • C’est tout d’abord la question de la charge de la preuve qui a été abordée, à la lumière de la récente affaire Meister avec un accent plus spécifique sur l’incidence de la présomption à l’encontre de l’employeur, sur l’interaction avec les règles nationales en matière de preuve et sur l’interaction entre le droit de l’UE et les règles nationales en matière de protection des données (invoquer ces dernières semble, dans certains cas, plus efficace que l’invocation du droit anti-discrimination).
  • En ce qui concerne le lien entre le droit anti-discrimination de l’UE et la Charte des droits fondamentaux, une application horizontale de l’article 21 serait-elle possible? Les réponses à cette question indiquent que la disposition fonctionne apparemment de la même manière que l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme – autrement dit qu’elle ne peut être invoquée de manière distincte, mais uniquement en combinaison avec d’autres dispositions. Il n’existe par conséquent pas d’effet direct, mais une possibilité d’invoquer la Charte en vertu du principe de la primauté du droit de l’UE. Ceci étant dit, il s’agit plus souvent d’une question d’invocabilité que d’un problème d’effet direct en tant que  tel.

Atelier «Jurisprudence de la CouEDH)»

Pour le rapport thématique, voir The prohibition of discrimination under European Human Rights Law: relevance for the EU non-discrimination Directives

Les discussions se sont articulées autour des points suivants:

  • La Cour européenne des droits de l’homme et la Cour de justice de l’Union européenne fonctionnent à partir d’ordres juridiques différents pour ce qui concerne les principes d’égalité et de non-discrimination. Ainsi par exemple, l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme vise la violation des droits conférés par la Convention en établissant une liste ouverte de motifs interdits de discrimination tandis que l’article 19 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne en contient une liste fermée. 

Atelier «Discrimination fondée sur la religion dans l’emploi»

Pour le rapport thématique, voir Religion et convictions: discrimination dans l’emploi

Les discussions se sont articulées autour des points suivants:

  • La jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne fait défaut alors que nous aurions besoin d’arrêts pour nous guider quant à la manière d’aborder la discrimination religieuse. La rareté du contentieux s’explique peut-être par la faiblesse de la société civile face à la problématique de la discrimination religieuse et par la réticence des juridictions nationales à adresser des demandes de décisions préjudicielles à la CJUE en raison de la sensibilité de la question. 

Séminaire juridique 2010 – Pour un exercice effectif des droits à l’égalité

 

Le troisième séminaire annuel du Réseau a été organisé le 9 novembre 2010 en collaboration avec le Réseau européen d’experts juridiques dans le domaine de l’égalité des genres (géré par la Faculté de droit de l’Université d’Utrecht).  Le séminaire a attiré 137 participants qui représentaient la Commission européenne, des gouvernements des États membres de l’UE, des organismes pour la promotion de l’égalité de traitement et des ONG européennes. 

Séminaire juridique 2008

Un séminaire juridique organisé à Bruxelles le 25 novembre 2008 en collaboration avec le Réseau européen d’experts juridiques dans le domaine de l’égalité des genres, a attiré 165 participants qui représentaient des États membres (gouvernements et organismes de promotion de l’égalité), des ONG européennes, la Commission européenne et les deux réseaux organisateurs. Les sessions en groupes de travail se sont concentrées sur les thèmes suivants:

Go to the European Commission - Employment, Social Affairs and Equal Opportunities This initiative is financed by the EC Programme Progress. But the views expressed in this website do not necessarily reflect the official views of the EU institutions.